FURTIVES FIGURES

Publié le 9 Juin 2007

vendredi 8 juin 2007
Furtives Figures  Film : lumières et dessins

Dispositif mobile de performance de Laurence ME
DORI

DUO, créé, en nocturne en extérieur au Poulailler, par Laurence Medori et Laurent Rigaut.


À partir de dessins réalisés dans divers paysages, je crée des films en direct basés sur l’association d’éléments graphiques, de jeux de lumières et de déplacements. Mes outils sont des rétroprojecteurs ou épiscopes montés sur roulettes : mobilité dans l’espace, les lumières glissent sur les supports qu’elles rencontrent, épousent les reliefs ; elles créent l’espace. Le temps d’un déroulement éphémère, j’investis les particularités architecturales d’un lieu, ses volumes, ses sonorités, ses matières. Provoquer des pauses, inciter des rythmes, développer des écarts, étendre des caractères, assembler, mélanger, composer, couper, brouiller,...  Mobile image, je manipule des dessins transcrits sur films transparents, les superpose, les froisse, les décale : les images sont mises en mouvement par les manipulations du performer, il fabrique, il conjugue, il compose. Donner à voir la fabrication de l’image; de l’apparition à la disparition, je joue de différents rythmes, déroulements, durées et intentions, je crée des paysages éphémères inédits. Evénements graphiques allant de la ligne figure à la ligne abstraite, de la narration à la poésie, de l’ombre à la lumière et de la netteté au flou. Le film se crée dans l’instant sous nos yeux.Réception mobile, les déplacements des projections induisent les déplacements du publique. Parcours, ponctuation, circulation, recevoir l’image, constituer l’image, passage de l’ombre à la lumière, être surpris, être dans le film vivant de l’instant.Dispositif modulable, il s’invente aux circonstances et aux collaborations réunies le temps d’une création. Il trouve place au sein des diversités architecturales qu’il rencontre et imagine pour chaque performance un déroulement, une scénographie et une situation publique particulière. Il s’agit d’exercer l’expérience des frottements et conjugaisons qu’à plusieurs corps autonomes nous pouvons proposer en éléments scéniques et univers poétiques.Par diffractions visuelles et sonores, exprimer les multiplicités coexistantes à l’ordre de la pagaille et des règles d’usage et de fonctionnement de la composition d’un territoire, d’une scène, d’un paysage. Comment chaque élément crée-t-il l’ensemble ?

FURTIVES FIGURES 2004 – 2008 :
solo soirée Eboulis, impromptus d’improvisations - Cie La pluie qui tombe, Danse à Lille, Le Gymnase - Roubaix
trio avec Jaqueline Gueux et Michael Wittassek - Cent lieux d’art l’été, At Home Gallery - Samorin, Slovaquie
trio avec David Ritzinger et Emmanuelle Gaillet, Galerie Frontières - Hellemmes, Lille, Nord
duo avec VOIX de Michèle Laforest, La Pommerie résidence d’artiste - St Setiers, Corrèze
soloLAPS
la petite surface - Faches Thumesnil, Nord
trio avec Céline Legrand et Julien Aillet, Espace Pignon, Lille, Nord

duo avec DANSE de Claudia Flammin, Autresens Usine d’arts et d’essais - Mazères sur Salat, Haute Garonne
trio avec Laurent Rigaut, musicien et Sarah Duthille, danseuse, Plateau de Création, La Malterie,Lille
trio avec Li-Ping Ting, danseuse et Laurent Rigaut, musicien , Plateau de Création, La Malterie, Lille
duo nocturne en extérieur avec Laurent Rigaut, musicien et le Quatuor Bioman
, Le Poulailler, Wannehain, Nord
duo avec Laurent Rigaut au B.A.R
à Roubaix, oct 07.
duo avec Laurent Rigaut à la galerie Le Carré à Lille, nov 07.
trio avec Li Ping Ting, danseuse et Laurent Rigaut, musicien au Vivat d’Armentières, Nord, fev 08.


" Au lieu d’une vision à l’exclusion des autres, j’eusse voulu dessiner des moments qui bout à bout font la vie, donner à voir la phrase intérieure, la phrase sans mots, corde qui indéfiniment se déroule sinueuse, se présente du dehors comme du dedans. Je voulais dessiner la conscience d’exister et l’écoulement du temps. Comme on se tâte le pouls. Ou encore en plus restreint,ce qui apparaît lorsque, le soir venu, repasse (en plus court et en sourdine) le film impressionné qui a subi le jour. Dessin cinématique."
Henri Michaux, « Dessiner l’écoulement du temps » dans Passages, p.129  L’imaginaire Gallimard


Rédigé par LE POULAILLER

Publié dans #2007

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