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Publié le 18 Novembre 2016

Steff Landuyt - Peter Murphy, janvier 2015

Steff Landuyt - Peter Murphy, janvier 2015

Lorsque nous avons découvert et contemplé longuement les toiles de Steff Landuyt, une impression forte et brutale a de suite émané de cet ensemble. Sans doute le souvenir du portrait de Juliet Yardley Mills (Head of J.Y.M.) sur la pochette de l’album “Oil on canvas” peint par Frank Auerbach nous conduisit à l’envie de présenter, pour nos “Hors les murs”, une partie du travail de Steff Landuyt.

Se montrer dans un face à face avec une idole du Rock, dessiner l’autre, rendre visible ce que l’on ressent de la présence de la star ou tel qu’on souhaiterait que l’on puisse la voir, voilà bien ce que semble être les " Portraits Rock " de Steff Landuyt. Il reprend et joue cette problématique de la représentation. Ces portraits deviennent ainsi les témoins intimement liés à l’esprit d’une époque, à l’essence du punk ou de la cold wave de la première période à l’instar de Siouxsie qu’il portraitura en 2013 d’une manière étonnante.


Il peint – ses - chanteurs en gros plan, il cadre pour mettre l’accent sur le regard comme on peut le constater pour des portraits de Sid Vicious, Tom Barman, Simon Dak. Cadrage encore pour souligner l’expression faciale d’Egil Hegerberg ou de Matt Elliott par exemple. Le peintre souligne les traits du visage des chanteuses Kate Pearson, Els Pynoo, PJ Harvey, ... C’est sa communauté en mouvement et notamment ses héros qu’il donne à voir. Cette série force notre regard sur sa palette et plus largement sur l’ensemble des portraits que l’artiste nous livre : portraits, autoportraits. Même si le mode opératoire est légèrement différent de celui employé pour les portraits rock, Steff est en train, avec ce déploiement de visages dessinés, de devenir un « regardeur » de son environnement, de notre société. Depuis près de 7 ans d’une pratique quasi systématique de l’atelier, il sait mettre en scène les musiciens. Il interprète comme eux une partition, une transcription picturale sous musique distillée. Il choisit, au delà du degré de réalisme qu’il s’impose, de rendre très sensible la personnalité intérieure d’une chanteuse, d’un musicien. Les physionomies seraient-elles escamotées par le geste rageur du peintre qui cherche à imposer sa liberté ?

Steff Landuyt déploie ses activités dans cet univers en étant aussi journaliste pour un magazine rock indépendant et animateur à Radio Campus. Il peut s'appuyer sur ses rencontres dans l’univers des salles de concert pour oser sélectionner les expressions qu’il sait reproduire semblablement à la série de peintures “Las Vegas, The Big Room” de Peellaert où la suite de portraits de personnalités montre un moment de vérité chez les sujets qu’il a choisit de représenter.

" ... La peinture est un domaine à cheval sur la réalité et sur le rêve, à cheval sur le fait et sur le songe. Curieusement dans son existence, un visage a la même fonction, il témoigne à l’extérieur visiblement de la vie intérieure d’un être, et parfois d’un projet de vie plus grand que celui qui ne s’accomplit réellement. J’entends qu’un visage est une promesse autant qu’un fait accompli... Mais l’acte de peindre, c’est aussi dialoguer avec la personne qui est là, peindre est d’une énorme complexité, dès qu’on y pense. Cela serait impossible si on n’en sortait pas par l’instinct, par la vitesse du regard, par la rapidité de la main qui rassemble d’un seul trait les choses les plus différentes et leur invente une parenté qui est, au fond, rêve. "
Mémoire de la chambre jaune - Jean Hélion

Steff Landuyt débute ce mois-ci une émission qui s’intitule "Un coup de brosse dans l’oreille" une émission sur l’actualité artistique de la métropole lilloise. Ainsi en novembre, nous espérons que ses auditeurs se transformeront en admirateurs de ces portraits qu’il accroche à la Renaissance à Lille pour notre plus grand plaisir.

 

P.S : En ce moment d’autres peintures de Steff Landuyt sont exposées en Haute-Vienne à "La Paillotte" dans la ville de Saint-Junien jusqu’à fin décembre 2016.

 

 

 

 

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Rédigé par LE POULAILLER

Publié dans #actu, #2016

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Publié le 5 Novembre 2016

CHRISTOPHE MASSÉ

Pour ces deux expositions Hors-les-murs, visibles à Lille et Hellemmes, à partir du 18 et 19 novembre consacrées à Christophe Massé, qui mieux que l’artiste pour présenter ces deux présentations.

Au 13 rue Lavoisier (près square Philippe de Girard et rue Nationale)

« AU-DELA DU CADRE » dans l’atelier de Mona Voisembert à Lille

Exit : Crevards
« Un jour, il y a quelques années, dans une cage d’escaliers de la rue des Menuts à Bordeaux, j’ai retenu un four à céramiques, le temps que deux gars arrivent à le ressaisir en amont. Juste le maintenir contre ma poitrine, mais son poids m’a fait sauter des disques intervertébraux, la compression a bousillé le reste. Je me suis retrouvé bloqué du dos et d’une jambe plusieurs mois. J’ai toujours mal depuis.
A cette époque, Patrick Varetz (POL) me proposa de réaliser pour lui des travaux de peintures qui accompagneraient « Crevards » un texte inédit qu’il destinait à la publication. J’ai travaillé quelques semaines, sans sortir de la table, ni de chez moi, c’était la première fois que je retravaillais loin de l’Atelier. Une série « d’enluminures », avec des contraintes ; le texte tapuscrit de Patrick Varetz comme support, au papier format A4, un rose, du noir de mars, du gris de payne, de l’argent, de l’or, du blanc de titane. Je voulais me rapprocher de quelque chose de délicat comme un souffle dans le cou, je voulais me trouver léger et entrer dans la lumière de ses morts avec plein d’os dégoulinants, de crânes, de têtes et utiliser des petits pinceaux, m’enhardir dans une longue série.
Elles seront accompagnées de « crânes » crânes sur caoutchouc de voie ferrée ; des peintures épaisses d’un autre style qui me ramènent au voyage, à cette errance intérieure, aux nostalgiques récupérations, aux inutiles pertes, à la lumineuse enclave des êtres lovés dans mon cœur. » Christophe Massé

 

et au 15 allée des Fileuses (près square Philippe de Girard et rue Nationale)

dans les locaux des "KINÉS DE LA FILATURE", à Hellemmes.

Dos Os Sos
« Dos Os Sos » cette série pourrait rejoindre celles plus anciennes : « Les appartements », « Les bols », « Les échelles », « Le journal de la traversée 1 & 2 » « 1961 autoportraits », « Amour : Je vais - Je vis », « Comme oubli » présentées ces dernières années en France et à l’étranger. Elle est constituée de 16 peintures sur papier format raisin, acrylique et divers, et provoque comme elle convoque pour moi un sentiment d’unicité dans un nombre donné. Epuisement d’une envie. Du plus épuré au plus soutenu, pour une série sans rejet. Le sentiment l’emporte, il parle du deux et de dos, des os et du cri, de la superposition et du recouvrement.
« Rouge/vert/noir/jaune » 10+1 travaux sur des sacs en papier de petit format viendront compléter cette série comme quelque chose de léger que l’on peut transporter ; épuisement là aussi de la tête dans un registre de quelques couleurs toujours les mêmes, élémentaires.
« Au maximum de la technique que je possède pour des autoportraits sans âge » viendront clore cette présentation, une série de huit peintures acryliques & divers sur bois décrites comme des tentatives de faire le mieux possible pour tenter de « dire » que changer ne l’est pas et chercher sans relâche avec entêtement ou obstination dans la peinture, les traces d’un temps futur comme antérieur. » Christophe Massé

 

Ces deux expositions seront visibles à Lille et Lille- Hellemmes à partir du vendredi18 et samedi19 novembre jusqu’au vendredi 16 décembre 2016.

"Au-delà du Cadre" est situé au 13 rue Lavoisier à Lille (Métro : Gambetta ou Cormontaigne) près de la rue Nationale - fermé le lundi, ouvert du mardi au samedi 10h-12h30 / 13h30-18h
Exposition visible jusqu'au vendredi 16 décembre.

https://goo.gl/maps/ZCSdckwdRo92

"Les Kinés de la filature" les locaux sont situés au 15 allée des Fileuses à Hellemmes (Métro : Marbrerie ou Hellemmes) près de la rue Roger Salengro, ouvert du lundi au vendredi de 8h30 jusqu'à 19h30.

Exposition visible jusqu'au 16 décembre.
https://goo.gl/maps/CbAngXD7axL2

Pour les visiteurs non bordelais nous rappelons qu’il est artiste plasticien, auteur et directeur de collection aux Éditions Pierre Mainard. En 2007, il a été chargé de la programmation de "l’épicerie d’art" d’Isidore Krapo à Bordeaux.

Qu’en 2008 il ouvre avec des artistes bordelais "l’Atelier Bouquière", qu’il y met en œuvre depuis un programme d’expositions "Sous La Tente" au 28 de la rue Bouquière.

 

Sa dernière parution octobre 2016, "Des visages Des figures", série d’acryliques tirées de "Le journal de la Traversée N°1" (présentées dans son intégralité au Kunsthaus Rhenania chez Claus-Dieter Geisser à Cologne) dans l’ouvrage accompagnant des textes de Marianne Desroziers pour Double vue éditeur.

Christophe Massé

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Rédigé par LE POULAILLER

Publié dans #2016

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Publié le 27 Septembre 2016

REGARDER#Collectionner

Deuxième hors les murs du Poulailler, au Boustrophédon espace dédié à des présentations artistiques au sein de la Machine à Musique Lignerolles où nous allons pouvoir montrer une trentaine d’œuvres. Ceci afin de permettre aux visiteurs bordelais d’avoir un aperçu consistant des univers artistiques déjà exposés dans notre galerie.

Cette citation du graphiste Vincent Perrottet comme prologue à notre accrochage à Bordeaux : « Dans ma façon d’envisager une collection, il n’y a rien de compulsif. J’aime les images. J’aime en faire, j’aime en regarder et pour paraphraser Serge Daney, les images me regardent.

Pour moi, collectionner cela veut dire vivre avec ce que l’on aime. Et vivre pourrait vouloir dire collectionner des situations avec des êtres et des choses qui donnent un sens à mon existence… »

Chaque artiste nous a proposé, en accord avec ce projet, deux ou trois œuvres. Nous avons tenu à inviter 16 plasticiens parmi la cinquantaine d’artistes déjà exposés au Poulailler dont les productions de grande qualité peuvent permettre d’imaginer un accrochage aussi étonnant que varié. ​ Vous amenez à regarder, découvrir ce que nous avons remarqué dans le domaine des arts plastiques depuis quelques années. Des œuvres qui s’inventent, se produisent dans les ateliers de notre région. Mais également des productions plastiques d’artistes venus dans le Nord pour exposer dans notre lieu.

La présentation se déroulera du 26 octobre jusqu’au 25 novembre 2016 à la Machine à Musique-Lignerolles au 13/15 rue du Parlement Sainte-Catherine au cœur du secteur piétonnier - Bordeaux.

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Rédigé par LE POULAILLER

Publié dans #2016

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Publié le 13 Mars 2016

ÉCHANTILLONS D’IMAGES

Le « Hors-les-murs » une façon nouvelle pour nous d’envisager la présentation de récentes découvertes artistiques. La création photographique a plusieurs fois été au centre de notre intérêt, notre curiosité. Cette fois-ci, les œuvres de Nicolas Marchand nous ont arrêtées pour imaginer une nouvelle exposition.

Ses recherches photographiques ont déjà été exposées dans la galerie " l'Abat-Jour " à Lyon (rue René Leynaud). En décembre 2014 à l'occasion de leur programme [EN]CADRE / 1er temps, Nicolas Marchand exposait " Some Miles Some Where ". Fin juin 2015 à la galerie " Les Bains Révélateurs " à Roubaix pour la première édition des " Co-incidences Photographiques ".

De décembre 2015 à fin janvier 2016 il participa à l’exposition collective " Fragments ". On pouvait admirer récemment sa série " Les Témoins " sur le site " L’Oeil de la Photographie ". Avec sa série " Intermittences " le photographe participera prochainement au festival Circulation(s) projet dédié à la diversité de la photographie européenne contemporaine, seul festival dans ce domaine à Paris. Ce festival aura lieu du 26 mars au 26 juin 2016 au CENTQUATRE-PARIS (5 rue Curial).

Grâce à Mona Voisembert responsable de l’atelier « Au-delà du cadre » « Le Poulailler - Hors-les-murs » peut se tenir à Lille au 13 rue Lavoisier (près square Philippe de Girard et rue Nationale). Nous avons le plaisir de proposer une présentation nouvelle de notre galerie chez « Au-delà du cadre » et les photographies de Nicolas Marchand y seront à voir du samedi 2 avril jusqu'au samedi 7 mai 2016.

« Au-delà du cadre » ouvert du mardi au samedi, 10h – 12h30 / 13h30 – 18h.

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Rédigé par LE POULAILLER

Publié dans #2016

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