SANS GRAVITÉ

Publié le 28 Avril 2008

du 26 avril au 24 mai 2008
pour joindre Maryline Brunet
: maryline.brunet@wanadoo.fr



SANS GRAVITÉ* -
* (XVIe, «difficulté, chose grave»; sens actuel au XVIIe). Caractère de ce qui a de l'importance, de ce qui peut entraîner de graves conséquences.
* Phénomène par lequel un corps est attiré vers le centre de la Terre.

 

 


Une présentation des oeuvres récentes
de Maryline Brunet.
Elle nous propose ci-dessous quelques pistes pour cerner davantage le propos qui s'attache au titre de son exposition au Poulailler.
 

Accident-1170, «indice,  signe»; lat. accidens, accidentis, de accidere «survenir»

 1. (1237). Théol., philos. Ce qui n'est pas essentiel à l'être et qui, par suite, peut être modifié ou supprimé sans altérer la nature, l'essence, la substance. - Attribut, phénomène.

Sophisme de l'accident, qui consiste à prendre une qualité accidentelle pour une qualité essentielle.

Vx. Chose d'accident, qui n'est pas essentielle par soi-même. - Accidentel.

(1268). Fait accessoire (- Accidentel); manifestation contingente.

 2. Ce qui advient fortuitement, de façon imprévisible

(1968, d'abord en politique). Accident de parcours : «événement imprévu qui a perturbé l'évolution normale d'un phénomène économique, social ou politique» (P. Gilbert, 1971).

 3. (Fin XIIe). Événement fâcheux ou malheureux. - Aventure, calamité, contretemps, coup, ennui, malheur, mésaventure, revers; malencontre, méchef; (fam.) bûche, tuile.

 4. Méd. Phénomène qui se manifeste dans le développement d'une maladie. Accident primitif, accidents secondaires, tertiaires de la syphilis. - Accidents d'origine médicale. - Symptôme d'aggravation dans le cours d'une maladie. - Complication, lésion.

 5. Ce qui rompt l'uniformité.

 Accident de terrain : dislocation ou déformation de tout genre. - Aspérité, mouvement

Mus. Signe (dièse, bémol, bécarre) qui, placé dans une phrase musicale sans être indiqué à la clé, élève ou baisse le ton.

IMPRÉVU, UE [ëpRevy] adj. et n. m. - Fortuit, inattendu, inopiné.  
VanitéV. 1120;; lat. vanitas «vaine apparence; jactance» - 1. Vieilli ou littér. Caractère de ce qui est vain* (2., a et b). - Caducité, fragilité, frivolité, futilité (cit. 1), inconsistance, insignifiance, néant, vide (- Bâiller, cit. 8; fantaisie, cit. 2). La vanité des choses humaines (- Éternité, cit. 2), de l'homme (- Amour, cit. 10). - (Une, des vanités). Chose vaine. - Chimère, fumée, illusion; et aussi erreur, mensonge (- Gloire, cit. 25). Errants de vanités en vanités (- Attirer, cit. 47). «Quelle vanité que la peinture...!» (- 1. Original, cit. 4). - Mod. (avec infl. du sens 2). Les vanités : les prestiges du monde. - 1. Pompe.



 

NATURE MORTE (XVIIIe; d'abord nature inanimée) : objets ou êtres inanimés faisant le sujet essentiel d'un tableau.

(Fin XVIe). Caractère de ce qui est vain* (2., c). - Inanité, inefficacité, inutilité. La vanité de nos efforts. Il mesurait la vanité de ses prétentions éducatrices (- Cendre, cit. 6).

MALADIE [maladi] Altération organique ou fonctionnelle considérée dans son évolution, et comme une entité définissable.


« Traite bien le hasard car il ne connaîtra pas de retour »
Ce proverbe de
Martin Kippenberger pourrait bien être l'adage qui nous accompagne pendant notre observation minutieuse des différentes propositions qui constituent une série " natures mortes ". Maryline Brunet nous en donne un commentaire : « Ces natures mortes racontent ces histoires sans conséquences survenues à des animaux, accidents, écrasements, rencontres fortuites...
C’est arrivé sans qu’ils anticipent une seule seconde cette fin soudaine, indépendante de la moindre volonté, être là au mauvais moment.

Cet animal se fait surprendre par un piège vide de nourriture et son œil témoignera encore quelques instants de sa stupeur.
Il peut nous arriver ce type d’histoire n’est ce pas ?
Et puis ce genre en peinture qu’est la nature morte fascine, quelquefois proche de celui de la vanité. Il fait écho aux questions sans réponse. Le papier de soie boit l’eau et se déchire, l’aquarelle «  technique sans repentir » pouvait manifestement traduire ces états de stupeur. Il est marouflé sur un papier plus fort mais le marouflage est lui-même délicat. Il déchire parfois le papier de soie, il le fripe, il donne à lire d’autres accidents, des reliefs, là le pigment se diffuse, difficile à contrôler.»

 



En juillet, Maryline Brunet expose à la galerie Gora, 279 Sherbrooke Ouest, Montréal, Québec.



 

 

 

 

Rédigé par LE POULAILLER

Publié dans #2008

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