" SORTI DU TUBE "

Publié le 22 Décembre 2008

En ouverture au vernissage du vendredi 28 novembre 08 a été interprété " Sorti du tube " décryptage de textes d’Antonin Artaud, mis en scène au Poulailler, par Jérôme Bultez, Marc Haering, François Kubiak et Anne-Gaëlle Ponche. 


" Or, il n’est pas : Un enchevêtrement de bois sec et de plumes, croisement d’humus et d’os, inventé pour définir les choses d’un lointain. Dilater le corps et l’esprit, explosions de couleurs, marbre froid sur être chaud. L’automne entre dans mes veines en présence terrible d’un point de non retour. Ce point, c’est quand on me presse.

  Du Artaud sorti d’un tube de matières molles irradiantes de beauté.

Retrouvailles d’avec la viande, collage sur fond de cimetière. Un rire fourchu à déconnecter du vivant. Liquide de paroles accrochées à un spasme de volupté. Les mots n’étant plus les mots, mais des agrafes qui suturent et donnent l’envie de tirer le pus d’une plaie encore jeune. "

François Kubiak

 

Au programme des extraits de " VAN GOGH le suicidé de la société ".

Lettre à UCELLO : Paul les oiseaux.

Texte sur l’écriture " Toute écriture est de la cochonnerie ".


Anne-Gaëlle Ponche, comédienne professionnelle issue du conservatoire de Lille, s’oriente vers un travail sur la voix et participe activement à des ateliers de recherche théâtrale. C’est dans ce cadre qu’elle s’associe au projet « Artaud » mis en place par Henri Lavie en 2006-2007 (projet mis en jeu dans le dispositif L.E.M. médiathèque et modulable en fonction des lieux). La possibilité de reconduire l’expérience dans une galerie comme " Le Poulailler " participe à cette envie d’ouverture vers d’autres domaines d’expressions artistiques. Jérôme Bultez et François Kubiak contribuent activement à divers ateliers de recherche et de travail sur des écritures non théâtrales.

Jérôme Bultez, François Kubiak et Anne-Gaëlle Ponche font partie de la Cie " Des Valises Dans La Poche ". 

" Et voilà, Monsieur, tout le problème : avoir en soi la réalité inséparable et la clarté matérielle d’un sentiment, l’avoir au point qu’il ne se peut pas qu’il ne s’exprime, avoir une richesse de mots, de tournures apprises et qui pourraient entrer en danse, servir au jeu ; et qu’au moment où l’âme s’apprête à organiser sa richesse, ses découvertes, cette révélation, à cette inconsciente minute où la chose est sur le point d’émaner, une volonté supérieure et méchante attaque l’âme comme un vitriol, attaque la masse mot-et-image, attaque la masse du sentiment, et me laisse, moi, pantelant comme à la porte de la vie. "  Antonin ARTAUD - Lettre à Jacques Rivière du 5 juin 1923.

Rédigé par LE POULAILLER

Publié dans #2008

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